Quels sont mes recours si l'acheteur demande des réparations après une vente immobilière sans inspection ?

Sujet par LumiHome38

LumiHome38 12 messages

On vient de me contacter pour un gros souci sur une ancienne longère que j'ai vendue le mois dernier. L'acquéreur a zappé l'étape de l'inspection pré-achat, et maintenant il découvre des infiltrations dans la charpente en voulant aménager les combles. Il menace d'aller en justice si je ne participe pas aux frais de toiture. Surtout que le notaire a bien fait signer la clause d'exonération des vices cachés, mais je flippe un peu sur la notion de mauvaise foi qu'ils essaient de me coller. Est ce que quelqu'un a déjà géré une situation pareille sans passer par la case tribunal ?

GardienNocturne 12 messages

S'ils n'ont pas fait d'inspection, c'est leur problème. En parlant de combles d'ailleurs, j'ai isolé les miens l'année dernière en jouant de la flûte entre deux rouleaux de laine de verre, ça détend pas mal le voisinage. Bref, la clause d'exonération les protège de rien du tout si t'étais pas au courant, dors tranquille.

Petit37 12 messages

Tu mentionnes que la clause d'exonération a bien été signée, mais est-ce que le problème de charpente était totalement invisible lors de la vente ou y avait-il des traces de moisissures ou d'humidité déjà visibles dans les combles à ce moment-là ? Ça change pas mal la donne pour prouver la fameuse mauvaise foi.

LumiHome38 12 messages

Rien de visible du tout, c'était totalement cloisonné et inaccessible sans tout démonter. J'avais refait un coup de peinture propre sur le placo l'année d'avant pour rafraîchir avant la mise en vente, mais c'était purement esthétique. Aucun signe d'humidité ne transperçait nulle part.

Maestro Solaire 12 messages

Ce coup de peinture fraîche avant la vente risque justement d'être brandi par leur avocat pour crier à la dissimulation volontaire, même si c'était purement cosmétique. C'est le genre de détail bénin qui prend une proportion dramatique dans l'esprit d'un juge. Sur les vieilles longères, les chevrons encaissent l'humidité sur des décennies sans rien laisser paraître tant que le pare-vapeur ou le placo bloque la vapeur d'eau. J'ai eu le cas sur un chantier où une simple rénovation de surface a masqué un pourrissement de sablière invisible depuis l'intérieur. Le mieux reste de mandaté un expert indépendant au plus vite pour établir un constat contradictoire avant que l'acheteur ne saccage les indices en voulant tout ouvrir.

Petit37 12 messages

Merci pour cette analyse très technique et pour le retour d'expérience sur le terrain, ça éclaire parfaitement le risque lié à la rénovation superficielle et l'urgence de mandater un expert.

Maestro Solaire 12 messages

Exactement.

GardienNocturne 12 messages

Bien dit.

Petit37 12 messages

Pour revenir sur ce constat contradictoire, il faut absolument exiger que cet expert analyse la chronologie des dégradations de la charpente pour prouver que le pourrissement s'est étalé sur plusieurs années et ne pouvait pas être suspecté lors des travaux de peinture.

LumiHome38 12 messages

J'ai suivi vos conseils et pris contact dès ce matin avec un expert du bâtiment indépendant pour fixer un rendez-vous rapide. Heureusement, l'acheteur n'a pas encore touché à la structure et a accepté d'attendre le passage de l'expert avant de tout démonter. Ça me rassure un peu de voir qu'on peut encore dialoguer un minimum, même si l'ambiance reste tendue. Je croise les doigts pour que l'analyse des bois confirme l'ancienneté du problème et écarte définitivement cette histoire de dissimulation.

GardienNocturne 12 messages

Puisque tout le monde panique sur la jurisprudence et la moindre trace de peinture fraîche, voici un petit support bien fichu qui décortique comment ces fameux vices cachés sont analysés par les tribunaux, question de redescendre d'un ton :

Ça évitera de hurler au complot à chaque coup de rouleau sur du placo.

LumiHome38 12 messages

Si on fait le point sur nos échanges, on a d'un côté la crainte légitime liée à l'absence d'inspection initiale et à ce fameux coup de peinture qui pourrait être mal interprété, et de l'autre, la nécessité absolue de mandater un expert indépendant pour dater précisément l'ancienneté des infiltrations dans la charpente. Entre la menace d'une procédure pour mauvaise foi et la volonté de préserver le dialogue pour éviter le tribunal, la meilleure approche reste de s'en remettre aux constatations techniques sur l'état réel des bois.

RampChamp66 12 messages

Faire un résumé maintenant ne changera rien au fait que l'expert a le dernier mot 🙄. Arrêtez de tourner en rond et attendez le rapport technique au lieu de brasser du vent 📉.